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 [RP] La belle et le spadassin

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Antonio



Messages : 63
Date d'inscription : 27/10/2016
Age : 43

MessageSujet: [RP] La belle et le spadassin   Mar 24 Oct - 9:02

HRP/ Cette histoire se passe suite à l'opération de Cyrcée. J'espère que ça vous plaira. /HRP


Une ancienne légende raconte qu’un spadassin, à la fois tueur à gages et aventurier, parcourait les routes pour le seul souci de trouver gloire et renommée grâce à sa science de l’épée. Un jour, le hasard d’un contrat lui fit croiser le fer avec une aventurière chargée de protéger un riche marchand. Il est dit que leur combat dura un jour et une nuit et que même le soleil et les étoiles s’arrêtèrent de tourner pour les observer. Au petit matin, blessés et fatigués, ils se tombèrent dans les bras, leurs cœurs et leurs sentiments liés l’un à l’autre. Le spadassin arrêta de courir après la renommée pour rester auprès de sa belle, celle-ci décidant de le suivre partout où il irait. Leur amour et leur notoriété leur firent beaucoup d’ennemis au fil du temps. Un soir, ils se réfugièrent dans les vestiges d’une ancienne cité, fuyant leurs poursuivants. Ils livrèrent combat dans chaque couloir, chaque salle. Nombreux périrent sous leurs coups. Leur amour l’un pour l’autre les fit se surpasser mais leurs ennemis étaient trop nombreux. Un mage, versé dans des arts secrets et interdits, leur lança une malédiction. Leurs âmes furent condamnées à rester séparées à leur mort. La guerrière réussit à tuer le magicien mais au prix de sa vie. Le spadassin, fou de douleur et de rage, tua le reste des assassins. Il fit une tombe pour y déposer le corps de son amour perdu et se laissa mourir à son tour. La lune se teinta de rouge, affichant ainsi sa tristesse. Maintenant le fantôme du spadassin hanterait les couloirs de la cité à la recherche de celui qui pourra mettre fin à la malédiction. Il est dit que, certains soirs, il est possible d’entendre le vent porter les notes d’une mélodie douce et triste : la belle attendant le retour de son bien-aimé.

Soulevant un nuage de poussière, le convoi avançait doucement sur la piste. Encadré de quatre mercenaires, l’unique mais imposant chariot était doucement tiré par deux chocobos. Un Lalafell, une Miqo’te et un Roegadyn composaient l’équipage du chariot. Tandis que la Miqo’te tenait distraitement les rênes, le Roegadyn et le Lalafell semblaient en grande discussion autour d’une carte. Le convoi se dirigeait vers les ruines d’une cité récemment découverte. Dans cette région de Gyr Abania, les tempêtes de sable et de vent étaient récurrentes et désensevelissaient de temps en temps d’antiques cités. Avec les défaites récentes et le recul de l’armée Garlemaldaise, Ala Mhigo voulait reprendre possession de son patrimoine. Les expéditions scientifiques s’en trouvaient multipliées. Cependant, les bêtes sauvages pullulaient dans ces régions reculées, quand il ne s’agissait pas de brigands et de voleurs, et chaque expédition devait engager des mercenaires pour se protéger. De nombreux aventuriers, et mêmes d’anciens soldats, proposaient donc leurs services. Les quatre mercenaires embauchés pour l’occasion avaient reçu un tiers de la somme prévue, le reste leur étant fourni au retour de l’expédition. En tête chevauchait un Elezen, le capitaine de cette équipe de mercenaires. Ancien soldat du Maelstrom, il avait profité de la récente accessibilité au continent Domien pour devenir Mage Rouge et arpenter le pays. Comme tous ceux de son espèce, il était grand et dégageait une élégance innée à sa race. D’apparence hautaine, un classique Elézéen, il avait le cheveu brun coupé court, le nez aquilin et les yeux fixant toujours quelque chose ou quelqu’un. Encadrant le chariot de part et d’autre, une Hyure et un Ao’Ra regardaient par moments les alentours, vigilants. La Hyuroise, dont la capuche laissait dépasser quelques boucles brunes à mèches violettes, gardait toujours en main son bâton de magie noire. Le visage doux, voire enfantin, contrastait avec son regard vert semblant débordé de sagesse et son petit sourire mutin. De l’Ao’Ra émanait cette grâce féline, même juché sur un chocobo. Une main sur son katana, son regard dur aux yeux gris clairs, sa peau d’un gris foncé, ses cornes claires poussées vers l’avant, tout en lui n’incitait pas à approcher ce guerrier. Le dernier mercenaire, un Hyurgoth, fermait la marche. Equipé d’une légère cote de mailles, il portait un bouclier dans son dos et une longue épée sur son flanc. Son regard semblait survoler le paysage, comme absent. De temps en temps, il scrutait les alentours avant de retomber dans une sorte de léthargie rêveuse.

Arrivés devant la cité, ils trouvèrent un endroit pour établir leur campement qui servirait aussi de base d’opérations. Les scientifiques s’occupaient de décharger et vérifier leur matériel tandis que les mercenaires avaient chacun leurs tâches. La Hyure et l’Ao’Ra effectuait une ronde de surveillance et chassait du gibier alors que l’Elezen et le Hyurgoth ramassaient de quoi faire du feu et organisaient le camp. Le soir venu, ils parlèrent la journée à venir. Il était convenu que les scientifiques explorant la cité ne devaient jamais se séparer et que les mercenaires les accompagneraient deux par deux par roulement : deux en expédition, deux au camp. Les scientifiques veillèrent tard, excités à l’idée des découvertes les attendant. Les mercenaires, eux, se reposèrent et s’endormir, effectuant des tours de garde toutes les trois heures. L’Ao’Ra se porta volontaire pour commencer et il ne s’éloigna pas du campement, à la fois pour le surveiller mais aussi bénéficier de la protection du feu. Nourri des légendes de son peuple et sensible aux éléments l’entourant, il ressentait un vague malaise en regardant les murs antiques. Mis à part cette désagréable sensation, son tour de garde se passa sans encombre.  Il entendit le Hyurgoth arriver avant de le voir.
─ Rien de spécial ? demanda Antonio en voyant l’Ao’Ra se relever.
─ Les bêtes se tiennent à distance.
L’Ao’Ra regarda une dernière fois la cité, ce qui n’échappa nullement au Hyurgoth.
─ Toi aussi tu le ressens ? Comme une plainte ?
─ Plutôt un malaise pour moi, répondit l’Ao’Ra en se tournant vers son camarade. J’ai l’impression qu’il faudra faire attention si nous devons entrer dedans.
─ Bonne nuit.
L’Ao’Ra hocha la tête et rejoignit le camp. Antonio musela cette gêne qu’il ressentait pour se concentrer sur sa garde. Il leva la tête, observant le ciel étoilé.
─ La lune est sombre ce soir, murmura t’il, songeur.

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Antonio



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MessageSujet: Re: [RP] La belle et le spadassin   Jeu 26 Oct - 8:27

Le temps était propice à la détente : beau, sec, avec un petit vent chaud. Idéal pour se reposer à l’ombre d’un arbre. Sauf qu’il n’y avait pas d’arbre à plusieurs yalms à la ronde. Sauf qu’il fallait rester vigilant, une bête pouvant se montrer plus téméraire que les autres, ou plus curieuse, ou tout simplement plus affamée. Antonio et Mayelle, la mage noir, formait le premier binôme pour accompagner les scientifiques sur le site de fouilles, le reste de l’équipe s’occupant du camp et d’analyser les trouvailles ramenées. Cela faisait maintenant trois jours qu’ils étaient là et la lassitude commençait à gagner les mercenaires. Les scientifiques, quant à eux, semblant trouver un trésor à chaque découverte, étaient en constante effervescence. Ce qui obligeait les mercenaires à rester sur leurs gardes.
─ Muroro, pour la quinzième fois, pas aussi près de cette entrée. Nous n’avons pas encore sécurisé l’intérieur.
─ Ca fait que douze fois ! Pas quinze ! protesta gentiment l’intéressé.
Mayelle soupira en levant les yeux au ciel, Antonio se laissant aller à sourire. Mayelle avait troqué sa lourde robe de mage pour une tenue plus légère, adaptée à l’environnement. La jeune Hyuroise avait décidé de faire une natte de ses longs cheveux. Antonio gardait sa cotte de mailles, plus légère et fraiche que son armure mais le protégeant moins bien. Jusqu’ici, le simple fait de faire du bruit et d’allumer des feux permettait de tenir à distance les bêtes alentour.

Aujourd’hui, Muroro était accompagné de S’huria, une Miqo’te que rien ne semblait déranger. Les deux scientifiques étaient affairés à dégager une ancienne armure et ils s’extasiaient à mesure que le pectorale apparaissait. Cependant, un détail semblait gêner le Lalafell.
─ Elle est étrangement bien conservée, même avec un temps sec et chaud comme ici.
─ A l’époque, ils savaient faire les armures. Ou bien nous sommes tombés sur un artefact d’un soldat particulier.
─ Quand même, S’huria. Je connais suffisamment la période durant laquelle a prospérée cette cité et ces armures n’ont rien à faire ici. Elles viennent d’un endroit bien plus au Nord. Et c’est la cinquième que nous trouvons. En plus, cette armure semble légèrement briller. Pourquoi ?
─ Alors, des soldats sont venus ici pour une raison que nous ne connaissons pas et notre devoir est de résoudre ce mystère.
Les deux scientifiques rirent en même temps. Mayelle haussa les épaules en les regardant puis scruta l’entrée ténébreuse.
─ Il y a quelque chose qui nous surveille, je le sens.
─ Oui, sans doute un monstre à deux têtes qui attend que l’un de nous soit assez téméraire. Raison pour laquelle il faut empêcher ces deux là de s’en approcher.
─ Non Antonio, pas une bête justement. Je suis mage et je suis aussi très sensible à l’éther. Et là, je sens comme une présence. Hostile ou amicale, je ne sais pas. Mais elle nous observe. Et ce n’est pas…une bête. Il y a aussi autre chose que je ressens, mais je n’arrive pas à savoir quoi. Comme si ça me bloquait.
La mage se mordillait la lèvre inférieure, signe chez elle d’une certaine nervosité. Antonio hocha la tête.
─ Alors, restons vigilants, lui murmura t’il avant de voir Muroro se diriger de nouveau vers l’entrée de la cité. Muroro, ne m’oblige pas à venir te chatouiller les oreilles !
Le Lalafell semblait ne pas l’avoir entendu. S’huria s’était à son tour levée et suivait Muroro. Mayelle serra le bras d’Antonio.
─ Ils sont sous l’emprise de cette chose. Elle les attire.
Antonio grogna et courut dans leur direction, Mayelle juste derrière lui. A l’évidence, cette cité cachait bien plus que d’anciennes pierres et d’antiques artefacts. Mais pour le moment, il y avait plus urgent. Antonio s’approcha du Lalafell, le plus avancé vers le danger.
─ Muroro, arrête tout de…
Le touchant, Antonio se figea, une voix lui parlant alors dans sa tête.
─ ENTRE, CHEVALIER. ENTRE ET OUVRE-TOI A MOI.
Antonio regarda l’ouverture déchiquetée aussi noire que les ténèbres les plus profondes. Ne pouvant plus réfléchir, ne pouvant plus se contrôler, il fit un pas dans sa direction. Cette voix d’outre-tombe, magnétique, l’empêchait de raisonner. Il fit un second pas. C’est alors que, venant d’il ne savait où, une image vint s’imprimer sur ses rétines : celle d’une Miqo’te aux cheveux de feu et aux yeux couleur ambre qui le regardait, les lèvres pincées et l’air grave, comme lui interdisant d’aller plus loin. Ce fut comme si son corps s’électrisa et il s’arrêta, clignant des yeux, un instant dérouté.
─ Antonio ! Reviens ! Tu es trop près !
Il se retourna et vit Mayelle, retenant S’huria, qui l’appelait désespérément. Artimaux, Khundir et Bromwinst avaient quitté le camp, Mayelle les ayant joint par linkperle, et se précipitaient vers eux. Bromwinst s’occupa de S’huria, laissant ainsi à Mayelle la possibilité de préparer un sort offensif, si besoin. Artimaux, le mage rouge, et Khundur, l’Ao’Ra avaient sorti leurs armes, cherchant des yeux la menace. Artimaux poussait fermement Antonio, Khundur scrutant partout, prêt à bondir.
─ Bouge Antonio ! Allez, bouge ! Je te couvre !
Antonio prit Muroro, encore sous le charme, dans ses bras et s’enfuit, l’Elezen reculant rapidement, suvi de près par Khundur et Mayelle retenant ses sorts, l’ether crépitant autour d’elle.

Ils revinrent tous au camp et Khundur fit une rapide inspection pour s’assurer qu’aucun danger ne les suivait. Il revint et fit son rapport à Artimaux. Celui-ci se tourna alors vers le groupe, plus soulagé qu’énervé.
─ Quelqu’un peut-il m’expliquer ce qu’il s’est passé ? J’ai juste eu un appel d’urgence de Mayelle. Vous avez été attaqués ?
S’huria et Muroro reprenaient lentement leurs esprits, Bromwinst vérifiant leur état de santé.
─ Pas vraiment non, répondit Mayelle. En fait, Muroro et S’huria s’avançaient vers cette ouverture et ne répondaient pas à nos appels. Ils étaient comme…envoutés. J’en parlais justement à Antonio. Je lui disais que je ressentais comme une présence nous observant. Comme Muroro ne répondait pas, Antonio s’est précipité vers lui. Et il s’est retrouvé envouté lui aussi.
─ Dès que j’ai touché Muroro en fait, reprit le Hyurgoth. Une voix s’est mise à me parler dès que je l’ai touché. Je ne pouvais pas lutter. Ca ne faisait pas mal mais impossible de me contrôler.
─ Pourtant, tu sembles avoir repris connaissance à un moment. Et je doute que ce soit ma voix douce et féminine qui t’ait fait ça.
─ Désolé de te décevoir, Mayelle, mais en effet ce n’est pas toi. Un souvenir…
Ils attendirent mais Anotnio ne voulait pas en dire plus. Il finit par relever la tête et leur sourire. Artimaux voulut changer de sujet.
─ Bon, tout le monde va bien, c’est déjà ça. Personne ne semble blessé.
─ Une blessure…..mais oui ! C’est forcément ça !
Tous se tournèrent vers Muroro. Il semblait sous le coup d’une révélation, les yeux grands ouverts et marmonnant. Bromwinst se chargea de le faire revenir à la réalité en lui demandant de s’expliquer.
─ Une blessure est une ouverture vers notre corps. S’huria, tu te rappelles de cette étrange lueur sur cette armure ?
La Miqo’te acqiesça, se demandant où il voulait en venir.
─ Aucune autre armure que nous avons trouvée ne luisait. Uniquement celle-ci. Alors je pense que cette armure était ensorcelée. Vous comprenez ?
─ Oui, oui, oui…je crois que oui…c’est loin d’être idiot…
─ Eclairez-nous alors, demanda Artimaux en regardant Bromwinst.
─ Muroro, corrige-moi si je me trompe. Partons du principe que l’armure en question ait été ensorcelée. Toute personne restant trop longtemps à ses côté ou dans ses environs proches se trouverait, à terme, contaminée. Contaminée pour être plus réceptive à cette voix qui vous a tous envouté. Vous tous d’ailleurs, Antonio, Mayelle, Artimaux, et même toi Khundur, vous aviez l’impression d’être assoupis, un peu mous, dès que vous restiez près de la cité.
─ Et alors ? demanda Artimaux. Nous n’avons pas été….subjugués comme Muroro et S’huria. Pourquoi ?
─ Parce que vous n’étiez pas assez près de l’armure, répondit S’huria, comprenant la théorie de Muroro.
─ C’est ça, confirma le Lalafell. Vous ne l’avez même pas touchée. Ce qui vous aurait rendu encore plus…heu…dociles. S’huria et moi avons été les seuls à l’avoir touchée et à y être proche aussi longtemps. Nous étions donc des proies faciles. La suite est aisée à deviner. Cependant…
─ Cependant quoi ? questionna Bromwinst.
─ Cependant, dans quel but nous envouter ? s’interrogea Muroro. Pourquoi vouloir nous faire entrer dans la cité ? Pourquoi se donner tant de mal ? Qu’y a-t-il là dedans ?
Artimaux avait gardé les yeux fermés, ayant tout écouté. Il prit une inspiration et ouvrit les yeux.
─ On arrête les dégâts. Nous ne sommes pas suffisamment préparés et armés pour ça. Ni nous, ni votre équipe, Bromwinst. Demain, nous plions bagages et nous rentrons. Vous n’aurez qu’à programmer une autre expédition mais prête à faire face à cette menace.
─ Artimaux, rien ne dit qu’il s’agisse d’une menace, déclara doucement Bromwinst.
─ Je vous entends. Mais je suis soldat. Enfin, j’étais soldat. Et un soldat non préparé ne peut rien faire face à une menace. Etes-vous prêt à prendre le risque de mettre en péril votre équipe ainsi que la mienne pour savoir s’il s’agit d’un ennemi ou pas ? Moi non. La sécurité de mes hommes et la vôtre en priorité.
Bromwinst regarda tour à tour S’huria et Muroro puis soupira.
─ Vous avez probablement raison. Et de toute façon, cette cité ne va pas disparaitre du jour au lendemain. Muroro ! S’huria ! Demain matin, nous remballons tout. On emmène avec nous tout ce que nous avons déterré. Il ya déjà beaucoup à faire. Et nous en saurons peut être un peu plus en analysant nos trouvailles. En attendant, repos pour vous.
─ Merci de comprendre, Bromwinst. Mayelle ! Khundur ! Ce soir, pas de tour de garde pour Antonio. Nous nous en chargerons tous les trois. Je prends le premier quart et le dernier.
─ Je vais bien. Je peux prendre mon quart.
─ Pas de ça avec moi, Antonio. J’ai bien vu que tu avais été atteint plus que tu ne le montres. Je le sais, je faisais pareil. Repose-toi bien, j’aurai besoin de toi demain.
Antonio dut reconnaitre que son chef d’équipe avait raison. Il rejoignit donc le Lalafell et la Miqo’te après avoir remis du bois dans le feu, s’enroula dans sa couverture et s’allongea. Il repensa aux évènements, se demandant aussi pourquoi toute cette mise en scène. Il vit Bromwinst commencer à ranger le matériel et ses équipiers vérifier leurs armes et leurs tenues avant d’aller se reposer. Il s’endormit rapidement.

Ce fut Khundur qui le réveilla. La nuit était bien avancée mais le soleil n’apparaitrait que dans plusieurs heures.
─ On a un problème, fut tout ce que lui dit Khundur.
Antonio se leva et rejoignit les autres. Tout le monde était là sauf Mayelle.
─ Où et Mayelle ? demanda t’il.
─ Justement, c’est ça le problème, lui répondit Artimaux. Elle a disparu. Khundur a remarqué qu’elle n’était pas dans sa couverture quand il a pris son quart à sa suite. Il cherche des traces en ce moment.
─ J’ai bien peur de savoir où elle se trouve.
Tous les regards se tournèrent vers S’huria. Celle-ci semblait soucieuse.
─ Hier, quand elle est venue me secourir, elle m’a longuement secouée car je ne réagissais pas. Mais je me suis immédiatement sentie soulagée quand je me suis réveillée. Comme si mon envoutement s’était évaporé. Ou plutôt s’était...transféré.
Artimaux comprit et réagit aussitôt.
─ Antonio, armure lourde. J’espère que tu as bien récupéré, je pense que tu vas avoir du boulot. Bromwinst, vous restez ici avec vos collègues et Khundur. Antonio et moi allons la récupérer.
─ Vous n’aurez que quelques heures au maximum avant de sentir les premiers effets de l’envoutement.
Khundur revint et confirma que les traces qu’il avait trouvées se dirigeaient vers la cité. Il ne fut pas ravi d’apprendre qu’il devait rester à l’arrière mais en comprenait l’importance. Antonio revint, harnaché de pied en cap, et fit signe à son chef d’équipe qu’il était prêt. Artimaux se tourna vers l’Ao’ra.
─ Khundur, si au lever du soleil, nous ne sommes pas revenus, tu ramènes Bromwinst et son équipe en ville. Je me fout de savoir que tu n’aimes pas ça. C’est un ordre. Tu dois protéger ceux qui restent et les ramener à bon port.
Khundur accepta à contre cœur, sachant pertinemment que son chef d’équipe avait raison. Artimaux hocha la tête en direction d’Antonio et tous deux partirent au pas de course en direction de la cité.
Dans le ciel brillant de mille feux étoilés, la lune était rouge.

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