Bureau d'Enquêtes et d'Investigations spécialisé dans le surnaturel
 
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 Nariyasu Kusushi

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Nariyasu

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MessageSujet: Nariyasu Kusushi   Ven 19 Mai - 15:20



Nom : Nariyasu Kusushi
Surnom : le doc' (comme tous les médecins) ou tout ce qui évoque un âge avancé.
Stature : Grande
Race : raen
Origine : Othard

Il aime : l'alcool, les filles chiantes, les jeux, la bataille, les gueulantes, les paris, la médecine, les histoires, faire exploser des choses, les poisons, les poissons, la politique.
Il n'aime pas : qu'on abrège son nom, qu'on le traite de vieux, la bêtise, les gens indiscrets, la politique, les contradictions.

Profession : médecin.
Activité : médecin de terrain pour le Bureau Arachne, préparateur de substances diverses, électron libre.

Adresse : Dauphin Cuirassé. Généralement trouvable dans les tavernes, sur la plage de Brumée ou au Bureau Arachne.

A son propos : grand et loquace, il est toujours équipé d'une besace de cuir qui semble contenir bien plus qu'un sac ordinaire pourrait normalement recevoir. On ne le voit rarement porter d'autres vêtements que son pantalon de cuir usé et son manteau cent fois raccommodé et rapiécé. Et lorsqu'il découvre celui-ci sur l'une ou l'autre de ses chemises, elles sont dans le même état. Ses cheveux blancs lui valent d'être régulièrement traité de papi, à sa grande contrariété. Doté d'un sens des affaires déplorable flanqué d'une tendance à agir avant de se poser des questions, il soigne ce qui lui tombe sous la main sans s'interroger sur les moyens de ceux sur qui il pratique... quitte à ne rien demander en retour. Il voyage ainsi un peu partout sur le continent depuis quelque temps et accompagnait jusque récemment des groupes désignés par la guilde des aventuriers. Bien que raen, il est de notoriété commune qu'il se comporte comme l'éorzéen moyen et n'a de commun avec son peuple d'origine qu'un goût prononcé pour l'alcool de riz chaud. Curieux, il aime aborder les gens et passer un moment avec eux. Il répond volontiers à toutes les questions qu'on lui pose sur sa vie et prend apparemment un grand plaisir à parler de ses expériences. Il met en revanche un point d'honneur à respecter les secrets de ses patients.

Il jongle actuellement entre son travail au Bureau, les coups de mains donnés aux groupes partant en mission, ses recherches médicales et son projet d'aide à un village.

Pour les espions : Il s'est lancé à corps perdu dans l'apprentissage des arts magiques axés sur le soin dès son arrivée sur le continent. Il n'est pas difficile de deviner que Kusushi - docteur - n'est pas son nom de naissance. Il est l'auteur de plusieurs traités de médecine (maladies infectieuses) et de chirurgie facilement trouvables et travaille actuellement à étayer sa théorie selon laquelle la sur-utilisation de soins magiques affaiblit à terme l'organisme.




~

" Nari. "
" Mmh. "
" T'es sûr que c'est par là ? "

"Nari" tourna la tête pour jeter un coup d'oeil agacé à l'homme qui marchait à ses côtés. Les deux brandissaient des torches. L'une était allumée et l'autre éteinte, mais Nariyasu, qui tenait celle qui ne flambait pas, faisait tourner son manche entre ses doigts comme s'il avait dans l'idée d'assommer son compagnon.

" D'accord, d'accord. "Docteur," " dit l'humain en riant. Un sourire fendit le visage austère de Nariyasu. Ce jeu stupide auquel ils se livraient souvent détendait l'atmosphère. La question, cependant, était bien réelle. Aussi l'ao'ra indiqua-t-il une saillie dans la roche, une parmi tant d'autres, en reprenant son sérieux.
" Oui. Je suis sûr. C'est par là. "

Ils progressaient tous, cohorte parcourure de murmures, dans un dédale de cavernes creusées par les courants. D'autres que l'humain portaient des torches. Les flammes projettaient des éclats mouvants sur les murs, les silhouettes se découpaient et se distordaient sur les parois tourmentées. Le cadre n'invitait pas à la tranquillité d'esprit. Malgré son calme apparent, Nariyasu aussi se sentait gagné par le doute. Il jeta un coup d'oeil à Germund. L'homme était grand, pour un hyur, et bien plus imposant que ceux qu'il avait eu l'habitude de voir avant l'invasion. L'espace d'un instant, il se demanda s'il avait raison de lui faire confiance. Puis il balaya le doute en secouant la tête et s'engouffra dans un passage latéral sans une hésitation. Hyur, mais hyurgoth. Germund Warsong était arrivé après bien des Garlemaldais. Lui aussi avait vu sa culture réduite à néant, ses rues réduites au silence et ses compatriotes massacrés. Qu'il ait porté l'uniforme de Garlemald un moment ne changeait rien à l'aide offerte.
Derrière eux s'avançaient des vieillards, des indigents et des enfants. Quelques familles, aussi, encore intactes. Leurs bagages étaient légers. Ils emportaient avec eux leur savoir, leurs souvenirs et leurs espoirs. Cette traversée était le dernier jalon sur la route menant à la mer et, depuis la mer, ils atteindraient enfin un endroit libéré de toute oppression. Un endroit de magie.
C'était pour cette dernière chose que Nariyasu avançait à pas comptés dans le labyrinthe. Il se passa la main sur le visage pour écarter de son front les mèches folles argentées que la brise salée lui jetait dans les yeux. Si bref que fut son coup d'oeil en arrière, Germund le perçut.
" Elle va bien. Borgar est avec elle. Il est solide, il ne flanchera pas. "
Il y avait tant de conviction dans son ton que Nariyasu ne put s'empêcher de sourire. A force de côtoyer les deux compagnons, il avait aussi appris à discerner la fierté de l'amour dans ces brèves déclarations. Il adressa une prière muette aux dieux. S'il ne voulait pas être séparé de Sokhor, il s'était pris d'affection pour Borgar autant que pour Germund et redoutait la survie d'un seul d'entre eux plus que leur mort. Navire ou pas, ils savaient qu'il leur faudrait plus que de la chance pour tous arriver à bon port. Il leur faudrait éviter les garlemaldais, les pirates, les simples créatures marines et, s'il en croyait les récits qui se répandaient en ville à intervalle réguliers, des monstres plus effrayants encore nés d'éther pur et voués à la destruction de toute chose. Et c'était encore sans compter sur l'épuisement des vivres, la maladie, la promiscuité et la folie. De nouveau, Nariyasu chassa les pensées parasites d'un mouvement du chef. Ce n'était pas, si près de leur but, le moment d'être en proie à des idées sombres; ils y arriveraient. Sokhor vivrait. Contrairement à Naryiasu, c'était une xaela. Il avait vécu au sein de sa tribu durant trois ans. Trois ans durant lesquels il avait partagé le quotidien des Khatayin après avoir erré. Trois ans bénis. Elle était plus jeune que lui, plus vive, plus sauvage... et malade. Ni son talent ni ses connaissances n'avaient suffi à la guérir. Les périodes de rémission s'étaient faites plus courtes. Alors il avait résolu de se frayer un chemin jusqu'en Eorzéa, de l'y amener, et là-bas il apprendrait. Elle vivrait. Et ils reviendraient.
Alors qu'il tournait de nouveau la tête vers elle en choisissant avec soin leur nouvelle direction face à trois cavités pratiquement identiques, elle lui adressa un sourire et un petit signe de la main.



En fin de compte, savoir chasser la chèvre en montagne ne lui avait pas été d'une grande aide en Eorzéa. Il n'y avait pas vraiment de montagnes. Et pas beaucoup plus de chèvres. Naryiasu s'était souvent demandé si Sokhor aurait été triste de cela. Si renoncer à son mode de vie rituel, plus qu'à la présence de sa tribu, lui aurait pesé. Il n'avait pas eu le temps d'obtenir la réponse à cette question.
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Nariyasu

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MessageSujet: Re: Nariyasu Kusushi   Dim 21 Mai - 12:18

[justify][justify]


Dernière édition par Nariyasu le Ven 13 Oct - 12:45, édité 1 fois
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Nariyasu

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MessageSujet: Re: Nariyasu Kusushi   Mar 23 Mai - 5:30

La toute petite annonce accrochée par le médecin aux panneaux des trois grandes tavernes de capitales, à la Rose des sables et au dauphin Cuirassé a subi une petite modification. On peut à présent y lire :

Médecin disponible pour urgences / soutien de terrain / préparations diverses.
Demander Nariyasu au Dauphin Cuirassé.
Arrangements possibles pour le paiement.

Au couard qui attire les filles dans des ruelles sombres la nuit pour leur poser des questions sur ma vie sexuelle :
S'il y a des questions à poser sur moi, viens me trouver au lieu de faire le kéké masqué.
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Nariyasu

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MessageSujet: Re: Nariyasu Kusushi   Ven 26 Mai - 3:02



Nariyasu bâilla à s'en décrocher la mâchoire. Le petit campement était vide de monde, la tente qu'il partageait avec Hakuoro occupée par Léon, celle de Murasaki vide et les autres... il l'ignorait. Les flammes à la sortie du village éclairaient la yourte de Krosis.
Il s'étira longuement en fixant la grille au-dessus des braises et remplit un nouveau verre à sa bouteille. Il le but pensivement en trois longues gorgées avant de se tourner pour aller lentement jusqu'à la table derrière et attraper du papier. Il sortit un stylo de la poche de sa chemise trouée et inspira longuement avant de tracer les caractères.

"Salut les gens.
On va chercher les étagnes demain, les pros du lasso seront les bienvenus. Ensuite on fera la fête, s'il y a des musiciens ils seront les bienvenus.

Nariyasu."

Il plia la feuille et la superposa au morceau de carton qui surplombait les linkperles mises à disposition des aventuriers puis rajusta son col qui retomba mollement contre sa gorge. Il jeta un coup d'oeil par-dessus son épaule, en direction de la tente, puis rejoignit l'écurie pour y retrouver son chocobo... et retourner travailler seul. Il se demanda à quelle heure les autres du Bureau seraient levés. Y aller pour neuf heures lui semblait une bonne idée.
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MessageSujet: Re: Nariyasu Kusushi   Dim 25 Juin - 15:17

« Gizz...ly... de... montagne. »
Nariyasu parcourut sa liste en haletant sous son foulard scintillant de magie. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour les trouver, ceux-là, et tout bien réfléchi il s'en serait bien passé. Il venait d'échapper à grand peine à un spécimen qui, il l'apprendrait dès qu'il se retournerait et constaterait la présence de la femelle gestante derrière lui, était du haut de ses six yalms particulièrement petit. Il lui avait fallu bondir et user de toute son adresse sur un malm entier afin de parvenir à distancer suffisamment l'animal pour pouvoir utiliser sur lui l'une des potions paralysantes dont il avait le secret. Le sang lui battait aux tempes et il songea pour la seconde fois de la matinée à arrêter de fumer, et cette fois pour un motif tout autre que son envie d'épargner.  
Il souleva une paupière de l'animal du bout d'un doigt prudent et nota la couleur (rouge) de ses yeux, puis souleva une babine et nota les deux rangées de dents (pointues) qui se dissimulaient sous le museau dont le poil avait une nuance plus claire (marron) que le reste du pelage (noir) de l'animal. Omnivore opportuniste à tendance cleptoparasite (ils montaient parfois jusqu'à Castrum Orriens afin de piller les cuisines de l'alliance), grosses pattes munies de griffes (tranchantes, son manteau l'avait constaté) et bien plus souple que sa corpulence l'aurait laissé penser. Il considéra en silence le pont (unique) qui traversait le Timmon et tourna la tête pour envisager, quelques malms en contrebas, le village en ruines de Meulamère. Il ajouta à ses notes : se rencontre, sauf raid sur Castrum Orriens, entre le pont du Timmon et les ruines de Meulamère.
Puis il prit conscience que le bruit de forge qu'il entendait n'était pas son propre souffle mais celui d'une autre bête, qui si elle l'observait pour le moment avec curiosité pouvait se révéler tout aussi dangereuse que celle qu'il examinait.
Il haussa les sourcils et un sifflement admiratif s'échappa de ses lèvres tandis que, repérée, l'ourse se dressait sur ses pattes arrières pour lui allonger un coup de patte ... et bascula : la main levée, un instrument d'ivoire en main, Nariyasu venait de coupler au lancer d'une fiole remplie de gaz paralysant un sort de sommeil prononcé d'une voix claire. Ses épaules retombèrent alors que la terre était ébranlée par la masse de l'animal et il sentit un frisson éthéré lui parcourir l'échine. Le signal était clair : s'il espérait réellement pouvoir compter sur ce petit tour d'occultiste sur des créatures aussi féroces que celles des Marges, il lui faudrait un équipement meilleur que son vieux, et fidèle, sceptre taillé dans la défense d'un mammouth autrefois particulièrement sanguinaire.
Il s'éloigna avec prudence après avoir mesuré avec admiration (et une corde à noeuds) l'immense créature meurtrière à la fourrure pleine de feuilles et de poussière. Et sur son carnet, il ajouta : "renouveler l'équipement, et ne pénétrer dans les marges qu'avec un attirail du plus haut niveau possible. Cette fois, la qualité, c'est littéralement la vie."

Et il poursuivit sa route en quête des créatures qu'on lui avait parfois décrites, parfois nommées, de celles dont la légendaire monstruosité leur avait valu un nom bien à elles et qu'il doutait fort pouvoir observer. Et tout en parcourant la forêt, puis les vallées poussiéreuses, son bâton à la main, il reporta scrupuleusement les zones d'habitat des créatures des Marges sur une copie de la carte tracée par Murasaki.
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Nariyasu

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MessageSujet: Re: Nariyasu Kusushi   Sam 1 Juil - 1:32

« Vivre sur le fil de la lame
Construire à la pointe de l'épée
L'instant nous abrite »


Le soleil était levé depuis longtemps et, pourtant, il faisait noir dans la petite chambre. Les volets avaient été fermés quelques jours plus tôt et personne n'était venu les rouvrir. Nariyasu se demanda s'il allait voir Murasaki aujourd'hui, et ce qu'ils allaient faire dans les Marges. La question le fit sourire malgré sa bouche pâteuse et la gueule de bois qui lui vrillait les tempes. Il ouvrit les yeux. Son regard se posa sur le petit aquarium rond posé sur sa table de chevet et dans lequel nageait gracieusement un petit poisson : l'image le ramena à la réalité.
Il roula sur le côté, les paupières obstinément closes. Inspirant, expirant, tâchant de juguler l'impression diffuse d'irréel, le sentiment d'horreur qui montait en lui et le vide qui lui brûlait les côtes. Il ferma les yeux et invoqua avec terreur l'image de son visage, son sourire juste avant qu'ils se quittent. Il savait qu'il oublierait ses traits avant de perdre le souvenir de son odeur, et que sa voix résonnerait encore en lui longtemps après qu'il ne soit plus capable de se souvenir de la façon dont ses paupières se plissaient quand elle souriait, et son coeur se mettait à battre brutalement sous l'effet de la panique chaque fois qu'il y pensait. Il n'avait même pas pu lui dire adieu.
Il se savait maladroit au réveil et s'était donc tu ce matin-là. Les derniers mots qu'il lui avait offerts avaient été écrits et déposés à côté de la branche de cerisier qu'il avait amenée jusque dans les Marges pour égayer la masure qu'ils occupaient. Lorsqu'ils s'étaient séparés pour vaquer chacun à ses activités, le papier avait disparu.

Nariyasu déglutit péniblement en ramenant ses genoux contre ses côtes, le ventre creusé, s'accrochant comme un presque-noyé à une planche à l'amour qu'il lui portait pour oublier la colère et les regrets. Il savait qu'il ne pouvait venger sa mort, et que se détruire lui-même en tentant de faire payer le responsable de cet indescriptible gâchis serait une bêtise haineuse et non un acte d'amour. Mais la colère le rongeait pourtant, et le besoin d'en finir avec. Sa fierté lui commandait de confronter, son sens de la justice de se battre, le sentiment glacé de solitude lui susurrait que tout perdre serait une délivrance. Mais il savait que le temps finirait par lui ôter sa colère pour ne retenir que l'amour. C'est en s'accrochant à cet espoir qu'il se leva et nourrit le petit poisson curieux qui venait toujours voir ce qui s'approchait de la vitre de l'aquarium. Continuer à vivre, continuer à donner, continuer à sourire. Il adressa un sourire douloureux au poisson, vérifia que le colis destiné à la guilde des alchimistes était bien prêt, et se défit de ses vêtements de la veille pour aller se laver. S'il avait été l'un de ses hommes, l'honneur et la loyauté lui auraient commandé de s'ôter la vie. Il n'avait été que l'homme qui l'avait aimée, et elle l'avait aimé pour ce qu'il y avait de bon en lui. Il se préparait à trouver les mots pour apaiser le reflet de sa propre douleur chez ceux qui l'avaient connue, cherchait en lui tout ce qu'il y avait de gentillesse innée et qu'il devait maintenant exercer en pleine conscience pour contrer l'amertume qui menaçait de le submerger. Son dernier présent à Murasaki serait de ne pas sombrer dans la pourriture de la méfiance envers autrui, la rancoeur et l'envie de revanche. Il ne se mettrait pas à chasser des moulins à vent... mais sans cette haine, il lui semblait présentement qu'il ne restait qu'un vide béant et lancinant. Nariyasu en était horrifié.
Il se rendit dans la salle d'eau d'un pas mal assuré et ouvrit les robinets. Il tressaillit sous le jet d'eau comme si celui-ci l'avait pris par surprise en perçant la couche d'ouate qui l'entourait. Il resserra ses bras sur sa taille quand, alors qu'il se savonnait, son regard tomba sur la boîte qui, posée sur l'étagère, attendait d'être glissée dans sa poche une fois sa toilette terminée. Le bracelet qu'elle contenait, une "promesse" comme on l'appelait ici, ne serait jamais porté. Meiken ne saurait jamais que la petite fleur jaune enchâssée dans le cristal en son centre avait été cueillie le soir de leur première discussion. Il se répéta mentalement qu'elle était à présent dans un endroit meilleur, débarrassée des doutes, des trahisons, des questions et de la douleur. Il voulait croire que la paix l'avait enveloppée et qu'un jour, lorsque son heure serait arrivée, il la retrouverait. Le mantra l'aidait à tenir à distance la certitude pernicieuse de n'avoir pas fait le poids face à tous ses soucis et de n'avoir pas su la mettre à l'abri de tout ce que le monde pouvait avoir de révoltant. De n'avoir été qu'une trop petite flamme parmi les ombres qui menaçaient de la dévorer. Il enfila machinalement sa chemise rapiécée une fois sec, remonta sur ses jambes le pantalon de cuir usé qui lui ressemblait tant, glissa ses pieds dans ses fidèles sandales de marche et sortit pour prendre le paquet qu'il devait porter à Ul'dah avant d'aller se mettre au travail.
Il effleura en passant près de la commode un kimono de soie blanche brodé d'éventails et de fleurs. S'arrêta. Il l'attrapa à pleines mains et enfouit son visage dans les motifs dorés, cherchant convulsivement du nez une trace de son odeur, le fil d'un souvenir, la chaleur de sa présence. Dans sa cage près de la fenêtre, le petit hibou bleu fit "meep" d'une voix ensommeillée.
Les épaules secouées de tremblements et les jambes coupées, Nariyasu se mit à pleurer.


La collection de remèdes de la guilde des alchimistes s'enrichit d'un nouveau traitement. Prescrit dans les cas de tuberculose particulièrement virulents et dont la souche résiste à la magie, l'antibiotique contient également de l'essence de fleur astrale de Sohm Al. Le traitement, qui éradique toute trace du bacille en l'espace de trois mois contre six pour les plus communs, stoppe également la progression de celle-ci en quelques jours. Les éditions ultérieures d'un des traités du Kusushi sur cette maladie en détaillent la composition et le fonctionnement. Les médecins suivant des cas similaires à ceux décrits seront fournis sous quelques jours. Un heureux point final à des recherches qui se sont étendues sur des années.

Depuis la mort de celle qu'il courtisait et qui était aussi devenue sa compagne d'armes, il multiplie les activités et se lance à corps perdu dans toute mission qu'on lui demande d'effectuer et achève celles qu'il s'était données... avant. Se déplaçant des Pics où il continue de documenter la faune aux usines du Thanalan  où il convoie du métal pour la reconstruction du village, vadrouillant dans le Thanalan occidental pour offrir ses services de médecin aux gens isolés qui pourraient en avoir besoin ou travaillant auprès de ses collègues, accompagnant un autre soir l'une ou l'autre de ses connaissances pour les présenter ou simplement leur tenir compagnie, assistant des duels et soignant des duellistes... il réduit au minimum ses moments de solitude et d'oisiveté et donne plus que jamais l'impression de se tuer à la tâche, une tâche qui se résume à un simple mot : vivre.
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Nariyasu Kusushi
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