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 Requiem vendetta

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Kalten



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MessageSujet: Requiem vendetta   Lun 5 Déc - 22:37

Chapitre 1

La pioche s’enfonça dans la roche, créant quelques étincelles et faisant tomber des débris. Elle s’éleva dans les airs avant de retomber, arrachant à nouveau quelques morceaux. Maniant la pioche, les muscles brillant de sueur sous le soleil, le Roegadyn ne semblait pas faiblir sous l’effort redondant. Equipé de bottes de vieux cuir, d’un pantalon de chausses usé par le temps et d’un gilet en coton sans manches, il protégeait son visage d’une coiffe à large bord et d’un bandana. Il répétait inlassablement ses mouvements de va-et-vient tout en mâchouillant de la chique. Par moment il s’arrêtait pour inspecter les débris et le trou qu’il créait dans le flanc de montagne. Il jetait la majorité des pierres pour n’en garder que quelques unes. Puis il crachait un mélange de salive et de chique avant de recommencer son labeur.

A quelques mètres, son chocobo paissait tranquillement. Harnaché d’un équipement léger, il restait à l’ombre afin de se préserver de la chaleur.

C’était le début de l’après midi et le plus chaud de la journée commençait. Le Roegadyn s’arrêta un instant et regarda le soleil tout en se protégeant les yeux. Il décida de s’accorder une pause avant de continuer. Il posa sa pioche et s’avança vers son chocobo pour décrocher des outres. Il s’abreuva longuement mais doucement de la première, étanchant sa soif avec l’eau devenue plus que tiède. Puis il la rangea, s’assit le long d’un arbre au tronc noueux et déformé mais bien vivace et but à petites gorgées le vin de sa seconde gourde.

Par moments, de légers grondements annonçaient le passage d’élémentaires de terre. Mais, ceux-ci ne représentaient pas une menace tant que leur quiétude n’était pas dérangée. Le Roegadyn ne s’en souciait pas plus que cela.

─ J’te l’dis, Luvix, ce filon est meilleur. J’vais m’en occuper encore un peu et on ira un peu plus loin. Ca sent bon. J’vais pouvoir rembourser c’vieux con d’Grimmy et m’prendre du bon temps ensuite. Toi, t’auras droit à une bonne fournée d’paille et d’fruits.

Le volatile le regarda, impassible, puis reprit sa recherche de nourriture. Le Roegadyn cracha ce qu’il lui restait de chique et en reprit un morceau avant de retourner à son ouvrage. Il fit jouer un instant ses muscles pour retrouver de la souplesse et reprit son travail. Après une dizaine d’aller et retour, Luvix, son chocobo, cria. Le Roegadyn s’arrêta pour regarder dans la direction indiquée par sa monture. Devant lui, à une dizaine de mètres, un chocobo plus petit monté par un individu était arrêté.

Posant sa pioche sur son épaule, il identifia l’inconnu comme étant une Ao’Ra. Et plus précisément une Raen. De taille moyenne et élancée comme toutes celles de sa race, elle en avait aussi les cornes blanches ainsi que cet air mélancolique propre à la majorité des Ao’Ra. Ses cheveux mi-longs noirs étaient tressés en une natte simple. Toute de cuir vêtue, des bottes mi longues passaient sur un pantalon moulant aux dessins complexes. Un haut aux manches longues s’arrêtant au dessus du nombril et dessinant les courbes d’une élégante poitrine ainsi que des gants souples sans embouts au niveau des doigts parachevaient sa tenue. Elle tenait à la main un chapeau mêlant cuir et fourrure. Un arc attaché à la selle de son chocobo ainsi qu’une épée courte lui servaient d’armes. Elle le fixait de ses yeux bleu-gris.

Elle descendit à terre, laissant son chocobo vagabonder. Elle s’approcha à quelques mètres de lui d’une démarche souple et sensuelle. Le Roegadyn sentit une boule se former dans le bas de son pantalon et ne se gêna pas pour se gratter l’entrejambe devant la Raen. Celle-ci sembla ne pas le remarquer. Du moins n’en laissa t’elle rien paraitre. Le Roegadyn cracha une glaire de chique. Déjà, il s’impatientait.

─ Bonjour, je recherche un certain Blinflherm. J’ai un courrier à lui remettre. C’est la Mog Poste qui m’envoie.

─ T’es une foutue postière, c’est ça ? C’moi BlinFlherm.

La Roen fit un petit sourire en lui tendant un rouleau de cuir.

─ Contente de vous avoir trouvé. Ca n’a pas été facile mais la Mog Poste passe toujours.

─ Ouais c’est ça, dit le Roegadyn en posant sa pioche.

Il prit l’étui et en sortit une lettre, se tournant à moitié. Il n’eut aucune émotion quand il lit les trois mots couchés sur le papier. Tu es mort. Aucune émotion mais une réaction instinctive : il fit un pas de côté, évitant de justesse une dague plongeant vers ses côtes, et se retourna, frappant de ses bras noueux la Raen. Celle-ci ne s’attendait pas à une telle vélocité de la part d’un Roegadyn. Elle fut projetée sur la paroi montagneuse qu’elle heurta violemment. Elle cria en sentant sa lèvre inférieure éclater sur une aspérité pointue et rugueuse de la roche. Elle n’eut pas le temps de réagir car déjà le Roegadyn lui emprisonna d’une poigne ferme ses deux mains dans le dos et emprisonna sa gorge dans son autre main. Il serra suffisamment pour l’empêcher de respirer normalement. Elle sentit un gout de fer dans sa gorge quand le sang commença à couler dans sa gorge.

─ J’sais pas pourquoi tu veux m’tuer ma jolie et j’men fous. C’que j’sais par contre, c’est q’tu vas morfler avant d’crever.

Il approcha son visage de celui de la Raen. Celle-ci eut un haut le cœur en sentant la sueur acre et l’haleine chiqueuse de son tortionnaire. Le Roegadyn ricana à son oreille.

─ J’vais m’amuser avec toi ma jolie. J’adore jouer avec mes proies, leur faire mal, voir la douleur dans leurs yeux.

Joignant le geste à la parole, il souleva la Raen aussi aisément que s’il s’agissait d’une botte d’herbe et la projeta contre un arbre. Elle cria à nouveau quand elle percuta l’arbre noueux et sec. Elle tomba lourdement au sol, sentant quelque chose casser aux niveaux de ses côtes. Avec difficulté et en grimaçant de douleur, elle s’assit dos contre l’arbre, la respiration sifflante. Il était en train de casser physiquement son corps. La tuerait-il ou allait-il d’abord la briser et ensuite la laisser mourir à petit feu, seule dans ce canyon, avec pour compagnie les vautours qui finiraient par arriver ? Elle le vit prendre sa pioche et jouer avec tout en la regardant. Il marchait lentement vers elle, un sourire pervers aux lèvres et les yeux injectés de sang, comme fous. Elle le voyait avancer tranquillement. Elle avait le temps de sentir son corps souffrir et elle savait qu’il y prenait plaisir, comme une drogue.

─ Alors ma jolie ? Tu dégustes ? Le Roegadyn faisait des moulinets avec sa pioche. Là, c’était qu’l’entrée. On va passer au plat maint’nant.

Elle avait mal, très mal, elle perdait son sang et elle ne pouvait rien y faire. Elle ne pouvait pas l’empêcher de voir sa souffrance. Elle avait peur aussi, terriblement peur. Peur de mourir mais aussi et surtout peur de souffrir encore plus. Mais elle ne voulait pas lui montrer et elle le fixait sans sourciller.

─ T’es une dure toi. Certains sont comme ça. I’se raccrochent à ça : ne pas avoir peur. Mais au final, i’craquent tous. J’vais t’faire couiner de douleur, ma jolie. Et j’verrai ta peur dans tes yeux, dans tes gestes.

Elle réussit à sourire malgré sa lèvre éclatée et tuméfiée. Puis elle siffla. Un sifflement sur deux tons, ce qui lui arracha une nouvelle grimace de douleur fulgurante. Blinflherm regarda distraitement autour de lui et ricana.

─ T’es une dure et une joueuse en plus. Tu m’plais. Voyons voir si une Ao’Ra c’est aussi costaud qu’les autres.

Il leva sa pioche non pas pour la planter dans le corps de la Raen mais pour la frapper au ventre, lui couper le souffle et martyriser encore plus ses côtes cassées. Mais le cri de douleur fut celui du Roegadyn quand il tomba à genoux, les mollets déchirés. A terre, tenant fermement sa pioche, il se retourna, les lèvres serrées sous la douleur, et vit à quelques mètres de lui un Coeurl dont les griffes étaient maculées de sang ; son sang.

─ D’où i’sort c’lui là ?

─ Je te présente…un ami. Mon…ami, répondit péniblement la Raen. Il a...attendu mon…signal. Je…devais…baisser ta garde...avant…d’agir.

La jeune femme avait du mal à parler. Elle fit un signe à son chocobo qui s’approcha et se coucha à ses côtés. Elle fouilla dans l’unes des sacoches accrochées à la selle et en sortit une fiole. Elle but le contenu violacé en grimaçant, avaler semblant également la faire souffrir. Le Roegadyn ne bougeait pas car à chaque fois qu’il faisait mine de s’approcher de la Raen, le Coeurl grondait. Elle savait qu’elle ne craignait rien tant que le Coeurl serait là et elle attendit donc quelques secondes que la potion régénératrice fasse son effet. Il lui faudrait des soins plus conséquents pour ses côtes et sa lèvre éclatée mais au moins pourrait-elle respirer normalement et bouger. Elle rouvrit les yeux, les idées plus claires. Le Roegadyn regardait haineusement le Coeurl, celui-ci grognant et feulant par moment. Elle se leva, se tenant encore les côtes. Elle ne pouvait pas se battre mais elle n’en aurait pas besoin.

─ J’ai mis du temps à te retrouver, Blinflherm. Il a fallu d’abord que je me forme pour cette rencontre. Je me suis entrainée très durement avant de me lancer à ta recherche. Et quand je pensais ne plus avoir de forces, je me souvenais. Je me souvenais de toi et des autres. Et alors je continuais à m’entrainer, à m’endurcir. Comme j’ai attendu ce moment, Blinflherm.

─ Putain, mais t’es qui toi ?

Le Roegadyn, les mollets et les tendons déchirés, ne pouvaient plus se tenir debout. Il n’en restait pas moins dangereux avec sa pioche en main. La Raen restait à bonne distance.

─ Moi ? Une survivante. Une jeune fille que toi et les autres avez tuée. Du moins ma jeunesse. Mais cela ne m’étonne pas que tu ne t’en rappelles pas. Laisse moi te rappeler ce qu’il s’est passé il y a dix ans.

La Raen s’assit en face de lui, à bonne distance de sa pioche. Elle le fixait intensément maintenant. Il n’y avait plus aucune trace de peur dans son regard.

─ J’avais quatorze ans quand toi et ta bande nous avez attaqués. Nous faisions partis d’une caravane de marchands ambulants. Une fois par an, nous venions sur Limsa Lominsa pour vendre nos produits. Ce n’était pas une vie facile mais nous étions heureux. J’avais des amis. Il y avait même un gentil Miqo’te qui s’intéressait à moi.

─ Arrête, j’vais pleurer.

─ Et puis un jour, nous faisions une halte. Nous étions à deux jours de Limsa Lominsa et nous nous reposions. Moi, j’étais partie cueillir des fleurs. C’est ce qui m’a sauvé. J’ai entendu des cris et des hurlements. Quand je suis arrivée près de la caravane, j’ai assisté à ce…massacre.

La poitrine de la Raen se soulevait rapidement, sous l’émotion. Blinflherm écoutait, se demandant surtout comment il pouvait tuer le Coeurl avant de s’occuper de la jeune femme. Elle allait souffrir. Oh oui ! Beaucoup souffrir.

─ Vous étiez cinq. Cinq monstres en train de piller, violer et tuer ! J’étais terrifiée mais je me suis approchée. Suffisamment pour t’entendre parler à mes parents avant de les tuer de tes mains. Ce garçon qui s’intéressait à moi, je l’ai vu avec une lance dans le ventre. Et toi tu tuais mes parents en les faisant souffrir. Je ne voyais pas mais j’entendais. Je restais cachée, j’avais trop peur. Tu as prononcé ton nom avant d’en finir avec ma famille. C’était il y a dix ans et je m’en souviens encore comme si c’était hier.

─ Tu peux raconter c’que tu veux, j’m’en rappelle pas. J’ai tué tellement de gens.

─ Je me doute bien que tu ne t’en rappelles pas. Le contraire serait étonnant. Je veux juste que tu saches pourquoi tu vas mourir aujourd’hui.

─ C’est pas encore fait ça, ma jolie, ricana t’il.

La Raen n’écoutait pas. Elle fit un simple geste de la main et Blinflherm comprit trop tard qu’elle donnait un ordre au Coeurl. Celui-ci se jeta sur le Roegadyn et lui lacéra le dos de ses griffes. Blinflherm cria de douleur et de rage. Les griffes avaient pénétré profondément dans le dos sans toutefois lui provoquer de blessure mortelle. Pour la première fois de sa vie, Blinflherm ressentait la douleur, une douleur brulante et tenace. Mais il n’avait pas peur, sa soif de meurtre bien plus imposante. Un autre hurlement, bien plus fort celui-là, sortit de sa gorge quand la Raen lui planta sa dague dans son poignet, clouant celui-ci au sol. Cette fois, le Roegadyn pleurait de douleur.

─ Tu es le premier sur ma liste, Blinflherm. J’ai les noms de tes amis. Je vais les retrouver et les tuer aussi. Chacun d’une façon appropriée. Vous allez tous payer pour ce que vous avez fait !

─ J’vais….j’vais te crever, garce ! Le Roegadyn hurlait sa rage et sa frustration. C’était la première fois qu’il se retrouvait dans cette situation et il ne le supportait pas. C’était lui qui infligeait torture et peur, pas l’inverse. Elle allait payer.

Pris dans sa folie meurtrière, il ne se rendait pas compte que sa vie arrivait à la fin.

─ Adieu Blimflherm. Ta mort va être trop douce mais je suis dégoutée de te voir.

La Raen siffla une fois. Le Coeurl bondit aussitôt et commença à son œuvre. Blimflherm hurlait, ne pouvant se défendre. Et la jeune femme regardait. Elle s’efforçait de ne pas détourner les yeux, exorcisant ses démons.

Après plusieurs minutes de hurlements, le silence se fit. Blimflherm n’était plus. Elle se détourna alors et rendit tout ce qu’elle avait dans le ventre. Puis elle s’assit et pleura longuement en silence. Elle sentit une présence se coller contre elle et une douce chaleur la réchauffa. Avec un sourire, elle caressa le pelage soyeux du Coeurl qui venait la réconforter.

Elle partit comme elle était venue, sur son chocobo avec un Coeurl trottinant à ses côtés. Sans regarder derrière elle, elle savait que les premiers vautours arrivaient. Elle repartait en chasse.
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Kalten



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MessageSujet: Re: Requiem vendetta   Lun 26 Déc - 15:30

Chapitre 2

Le Hyur regardait par la fenêtre l’effervescence de l’avenue de Saphir. Les échoppes étaient toutes assorties d’une tenture les protégeant de la chaleur du soleil. Le brouhaha était incessant, les affaires marchaient bon train dans la capitale Thanalanaise. Les aventuriers tout comme les habitants prisaient cette avenue. Tout pouvait se trouver ici si l’on prenait le temps de chercher : du plus classique au plus illégal. Les autorités laissaient faire, tolérant la plus grande partie des transactions car les taxes perçues rapportaient beaucoup au Trésor. De temps en temps, une escouade des Immortels passait, faisait mine de vérifier les autorisations et repartait. Il s’agissait plus de maintenir une relative sécurité de transactions que d’arrêter certains trafics. Et tout se passait bien. Et pourtant…

─ Sergent, le médecin-légiste est parti. Il vous fournira son rapport en fin de journée.

Avec un soupir, le Sergent se força à regarder encore une fois la pièce. Il se trouvait dans l’un des hôtels bordant l’avenue de Saphir. Un hôtel de bonne qualité, l’un de ceux que les aventuriers et les marchands un peu aisés utilisaient, cherchant un bon confort sans se ruiner. Le genre d’établissement autorisant aussi les passes, du moment que la discrétion était assurée. Là aussi, les autorités laissaient une certaine souplesse, tant que les taxes étaient payées. Tout était possible à Ul’dah pour gagner ou perdre des gils, mais en respectant tout de même certaines limites. Et là, elles avaient été franchies.

La location hôtelière se composait de deux pièces. L’une servait de salle de bains, avec jacuzzi et douche. La seconde était composée d’une partie salon avec vaste canapé, table et meuble bar et une chambre avec un grand lit à baldaquin. Un muret équipé de rideaux séparait le salon de la chambre. Rien n’indiquait qu’un meurtre avait été commis hormis les draps du lit, imbibés de sang. Le corps du Miqo’te avait été emmené par le médecin-légiste. C’est le directeur de l’hôtel, un Lalafell un peu rougeaud et embourgeoisé, qui avait prévenu la garde quand l’une des femmes de chambre l’avait prévenu, en matinée. A leur arrivée, les gardes accompagnés du Sergent, avaient trouvé un corps ligoté au lit et bâillonné. Le Miqo’te avait eu la gorge tranchée. Sa mort avait été rapide et le travail bien fait. L’œuvre d’une personne s’y connaissant en dague. Malheureusement, le Sergent n’avait que peu d’indices. Il savait déjà que l’enquête s’avèrerait compliquée, voire impossible. Les faits, eux, étaient d’une simplicité enfantine. La victime logeait depuis quelques jours déjà à l’hôtel et était arrivée la veille au soir avec une Ao’Ra au bras. Elle était repartie avant le lever du soleil, laissant la taxe habituelle sur le comptoir. Etait-elle la meurtrière ou bien une complice ? Elle était de toute façon impliquée car le légiste avait été formel après avoir brièvement examiné le corps : la passe n’avait pas eu lieu. Retrouver l’Ao’ra serait difficile. Non pas qu’il y en ait beaucoup vendant leurs charmes mais la suspecte devait certainement s’être maquillée et déguisée pour ne pas être reconnue. La piste du client ne voulant pas payer était à exclure, le Miqo’te ayant été retrouvé nu et attaché au lit ; en plus du fait que le légiste était catégorique sur le fait que le meurtre avait été perpétré en position allongée. Impossible aussi la piste de la prostituée se défendant contre son agresseur, pour exactement les mêmes raisons. Et le Sergent ne croyait pas du tout à la présence d’une tierce personne. Non, il était sûr que l’Ao’Ra était la meurtrière. Par goût du meurtre ? Par vengeance ? L’idée du simple plaisir de tuer ne tenait pas la route. Le coup mortel n’aurait pas été aussi précis et il y aurait eu plusieurs autres plaies. La vengeance alors ? Il faudrait remonter dans la vie de la victime pour éventuellement trouver une piste intéressante. Mais comment faire sans rien connaitre du Miqo’te ?

─ Sergent ? Un Miqo’te se disant le frère de la victime vient de reconnaître le corps. Il attend en bas.

Le Sergent sourit devant la coïncidence. Peut être allait-il avoir une piste à suivre tout compte fait.

─ Je vous suis soldat. Et consignez cette chambre. En dehors des personnes habilitées, il est dorénavant interdit d’entrer ici jusqu’à nouvel ordre. Si le directeur de l’hôtel n’est pas d’accord, proposez-lui de faire une visite de ses stocks. Ca devrait le calmer.

Le Miqo’te attendait à la réception, encadré par trois soldats des Immortels. Plus grand que la victime, il en avait les mêmes traits félins, les mêmes tatouages et les mêmes couleurs de peau. La mort de son frère semblait l’avoir touché car il avait les yeux hagards, perdus. Le Sergent lui posa quelques questions mais le Miqo’te ne pouvait donner aucune explication. Croyant en la sincérité de ses réponses, il le laissa partir en lui demandant de le tenir informé si un souvenir lui revenait en mémoire. Cette enquête commençait mal.

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L’Ao’ra n’avait jamais vraiment apprécié les grandes villes. Encore moins les capitales. La seule exception qu’elle supportait était Gridania car elle y retrouvait une partie de ce qu’elle aimait. La cité reflétait en effet cette symbiose entre la nature et la civilisation. Très loin de ce que pouvait représenter Ul’dah. Cependant, pour le bien de sa mission, elle se devait de s’accoutumer aussi efficacement que possible aux mœurs et au style de vie de la cité. Et elle devait s’avouer que cela semblait plutôt bien fonctionner. Retrouver les frères Miqo’tes s’était avéré assez compliqué mais les renseignements qu’elle avait glanés s’étaient avérés exacts. Ensuite, attirer l’attention de l’un des frères avait été un jeu d’enfant. Elle s’était travestie en prostituée habituée aux clients aisés. Pour cela, elle avait changé autant que possible son apparence physique ainsi que sa voix. Il avait ensuite fallu trouver un réseau voulant bien l’accepter car il était dangereux, voire mortel, de travailler en indépendante. La compréhension des filles, ainsi que quelques poignées de gils aux bonnes personnes, avait fait le reste. La suite s’était déroulée comme elle l’avait planifiée. Accrocher son « client », tellement facile avec la très grande majorité des males. Puis la chambre d’hôtel : une danse sensuelle et érotique pour faire tomber les éventuelles dernières défenses de sa proie, se présenter nue au-dessus de lui après l’avoir attaché au lit, commencer les caresses pour le faire frémir, l’exciter. Comme elle avait détesté coller son corps au sien, voir et sentir son désir s’accroitre alors qu’elle-même ne ressentait que du dégoût. Mais les souvenirs et sa promesse de vengeance la portaient, l’aidaient à continuer. Le coup fut rapide et précis. Elle était assise sur son torse, il ne pouvait plus bouger. Elle lui rappela les noms de ceux qu’il avait tué il y avait tant d’années. Elle lui dit ce qu’elle avait vu. Elle le vit ouvrir les yeux. Elle y vit l’incompréhension, l’étonnement puis la peur quand il s’aperçut qu’elle tenait une dague dans sa main. Puis la douleur et la mort arriver quand elle lui trancha la gorge d’un geste précis et rapide. Elle fixa son regard jusqu’au bout, sans sourciller, sans joie non plus. Il la regarda jusqu’à ce qu’un voile noir s’abaisse sur ses yeux. Il sentit la douleur jusqu’à la fin. Quand ce fut finit, elle se leva et resta prostrée durant quelques secondes, retenant avec difficultés les larmes. Puis elle émit quelques cris et gémissements pour donner le change. Elle se rhabilla, regarda une dernière fois le corps sans vie et sortit de la chambre. Elle laissa les gils pour régler la taxe et partit avant que le soleil ne se lève.

Elle s’était débarrassée de son déguisement et de son maquillage et déambulait maintenant dans la rue commerçante, à portée de vue de l’hôtel. Elle attendait que le second Miqo’te arrive. Car elle savait qu’il viendrait. Elle faisait semblant de regarder les étalages et en profitait tout de même pour vendre quelques babioles et se réapprovisionner. Cela lui permettait de se fondre dans la foule, déjouant une éventuelle surveillance de la garde, et de surveiller les allées et venues de l’hôtel.

Elle le vit entrer. Bien sûr, elle devait attendre que l’habituel interrogatoire soit fini. Elle espérait que le Miqo’te ne resterait pas une fois les questions terminées. Dans le cas contraire, il lui serait compliqué de s’approcher de sa future victime. Alors, en attendant, elle faisait comme tous les autres aventuriers autour d’elle, scrutant la porte de l’hôtel par moments. Enfin, elle le vit sortir. Il marchait lentement, hagard, les yeux perdus. Elle le suivit donc, appréciant à distance la douleur que devait ressentir le Miqo’te suite à la mort de son frère. Elle savourait cet instant non pas par plaisir personnel mais comme un juste retour des choses. Elle le suivait, voulant connaitre ses points de chûtes et ses habitudes avant de passer à l’acte. Indispensable pour échafauder un plan et minimiser les risques. Malgré la foule, elle ne le perdait pas de vue. De plus, il s’éloignait des parties les plus peuplées de la cité, ce qui rendait sa filature plus aisée. L’Ao’ra savait déjà comment le Miqo’te allait mourir. Elle devait toutefois faire attention que le frère ne soit pas suivi par un garde. Les Immortels devaient se douter que le mobile soit la vengeance. Et il surveillerait sans doute le second membre de la fratrie pour trouver l’assassin. Elle devait donc agir vite. Vite mais avec prudence. Et si malgré tout il était sous surveillance, elle trouverait une solution. Elle était non loin de la Guilde des Mineurs lorsque cela arriva.

Le Miqo’te s’était arrêté quelques secondes, regardant vers l’entrée de la Guilde. Semblant regarder le décor afin de ne pas se faire voir, elle se demandait pourquoi il était ici. Elle savait qu’il n’était pas mineur de son état et qu’il ne faisait aucun commerce quel qu’il soit avec la Guilde. Alors quoi ? Un souvenir du Roegadyn mort quelques semaines plus tôt ? Il finit par repartir et elle s’apprêtait à le suivre quand la porte de la Guilde s’ouvrit. Alors, elle se figea, pétrifiée par celui qu’elle voyait. Sortant de la Guilde, un Hyurgoth avançait vers elle. Grand, musclé, il était chauve et portait des tatouages tribaux. Même si ceux-ci étaient différents, elle ne pouvait pas oublier ce visage, ces traits si particuliers. Tétanisée par les souvenirs, elle le voyait s’approcher et elle dut faire un effort colossal pour s’éloigner de quelques pas pour ne pas éveiller la curiosité du géant Hyurgoth. Plus il s’avançait vers elle, plus l’Ao’ra revivait la scène, dix ans auparavant. Les mots, les odeurs, les cris, tout repassaient. Il était le dernier de sa liste, celui qu’elle voulait pour la fin. Une mort lente, par laquelle elle espérait une renaissance. Sa renaissance.

Elle entendait à nouveau les cris de sa mère, brutalisée par le Hyurgoth, son père à moitié assommé. Elle le revoyait sortir de la tente, hilare et remontant son pantalon, abandonnant ses parents à la folie meurtrière de Blimflherm. Elle se revoyait devant le spectacle des chariots en feu, les tentes déchirées, entourée par les morts. Unique survivante parmi les corps allongés et dépouillés.

Le Hyurgoth passa devant elle sans la voir. Elle frémit quand il la toucha presque pour éviter un Elezen qui courait. Elle avait perdu la trace du Miqo’te mais, à cet instant, plus rien ne comptait d’autre que le Hyurgoth. Retrouvant une partie de ses moyens, elle se mit à suivre le chauve. Ainsi, le Miqo’te avait hésité à rejoindre son chef de bande pour l’avertir à nouveau de la mort de l’un des leurs. C’était donc pour ça qu’il s’était arrêté non loin de la Guilde des Mineurs. Et il l’avait mené droit à leur chef. L’Ao’ra revit ses priorités. Elle allait d’abord s’occuper du Hyurgoth. Sa haine prenait le pas sur sa raison. Elle aurait tout le loisir de retrouver le Miqo’te une fois le Hyurgoth mort.

Se forçant à respirer normalement, elle suivit le géant à distance, encore un peu tremblante. Elle avait imaginé des dizaines de façons différentes de tuer ce monstre. Elle en rêvait même quelque fois la nuit. Elle allait enfin pouvoir exorciser ses peurs et ses cauchemars. Elle le suivi le long des couloirs de la cité jusqu’à ce qu’il atteigne le quartier marchand. Un retour au point de départ en quelques sortes. Le Hyurgoth se dirigea vers l’échoppe d’un apothicaire. Une jeune Miqo’te aux chevaux de feu se retourna et lui fit un grand sourire. Le Hyurgoth sortit un petit sac semblant contenir une poudre. Cela sembla ravir la Miqo’te qui lui sauta au cou et l’embrassa longuement pour ensuite le morigéner, avec un sourire, sur la poussière qui collait à ses vêtements.. Ainsi, ce monstre semblait avoir changé d’identité et avait pris une jeune femme dans ses filets. La Miqo’te connaissait-elle le passé de celui qu’elle semblait aimé ? Quels mensonges le Hyurgoth lui avait-il racontés ? L’Ao’ra les vit partir main dans la main, visiblement heureux d’être ensemble et de vivre leur amour. Elle se jura de prévenir la Miqo’te du danger qu’elle courait et de priver le Hyurgoth du bonheur qu’il semblait chercher. En aillant vu suffisamment, L’Ao’ra prit la direction opposée au couple. Elle devait obtenir le nouveau nom et autant de renseignements que possible sur le Hyurgoth. Elle se dirigea vers la Guilde des Mineurs.
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Kalten



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MessageSujet: Re: Requiem vendetta   Ven 17 Fév - 9:30

Chapitre 3


La Brouillasse, Ishgard

Y’oreen ouvrit la petite porte du magasin. Elle resta quelques secondes sur le pas, prenant le temps de savourer la tranquillité de la pièce, la fragrance satinée des livres présents en grand nombre sur les étagères. Les fenêtres tamisaient la lumière du soleil, donnant naissance à une légère pénombre, rajoutant à la quiétude du lieu. Rouvrant les yeux, Y’oreen ferma la porte et se dirigea vers le fond de la pièce. Toquant doucement, elle ouvrit la porte, pénétrant dans une arrière salle dominée par nombre de nouvelles étagères mais remplies de fioles et pots aux couleurs et formes variées. Un Hyur leva les yeux et sourit à la vue de la jeune Miqo’te.

─ Y’oreen ! Quel plaisir de te voir.

La Miqo’te lui rendit son sourire et posa son sac sur une table basse. Le Hyur se leva et ils se firent une accolade. Puis Y’oreen ouvrit son sac et en sortit différents pots.

─ Voici de nouveaux onguents, Harn. Comme tu m’avais prévenu que tu commençais à en manquer, je t’en ai préparé de nouveaux.

─ Je t’en remercie. Les habitants du quartier en particulier.

Pendant que Y’oreen rangeait les pots et vérifiait ceux déjà en place, Harn prépara du thé et un verre de jus de fruits. Puis il tendit le verre à la Miqo’te et se servit une tasse de thé.

─ Alors, comment va notre couple d’Anges ? sourit Harn.

Y’oreen savoura le liquide et fit une petite grimace.

─ Je crois que j’aurai toujours un peu de mal avec ça. Nous ne sommes pas des Anges et, maintenant que les choses s’améliorent ici, il n’y a plus de raisons de surveiller le quartier. Sinon, Kalten reste le plus souvent avec moi. Je suis même obligée de le forcer gentiment à partir quelques fois. Nous allons bien. Isa et ta fille sont là ?

─ Elles sont toutes les deux à la maison. C’est assez calme en ce moment, je peux m’occuper seul de la boutique. Alors Isa en profite pour vérifier que notre fille apprend bien ses leçons. Notre Ange Blanc va bien rester manger ? Ca leur ferait plaisir de te voir.

─ Je dois repartir, répondit Y’oreen. Mais c’est promis, nous passerons bientôt vous voir.

─ Très bien. Nous serons tous les trois ravis de vous avoir à la maison. Passe le bonjour à Kalten.

Y’oreen hocha la tête en souriant. Elle reprit son sac, vide, se promena distraitement parmi les étagères de livres, puis sortit de la boutique. Retournant vers l’éthérite, elle croisa sur son chemin bon nombre d’habitants qui saluèrent chaleureusement leur Ange Blanc. Certains venaient même pour lui serrer la main, voulaient lui donner un souvenir. Y’oreen les remerciait toujours, refusant poliment les dons, distribuant quelques sucreries aux enfants. La misère était encore présente et bien visible dans le quartier mais il n’y avait plus la guerre contre les dragons. Et les enfants pouvaient maintenant jouer tranquillement sans devoir lever la tête, cherchant le danger. On voyait moins d’habitations délabrées, les gens se serrant les coudes pour reconstruire La Brouillasse. Les stigmates du passé seraient toujours visibles, d’une façon ou d’une autre, mais les jours meilleurs étaient là. Et Y’oreen souriait.

Les nombreuses nuits passées à La Brouillasse à aider les miséreux et les conseils de Kalten lui avaient appris à se méfier de la démarche de certains inconnus. Et les deux qui arrivaient dans sa direction la mirent mal à l’aise. Instinctivement, elle porta la main à son bâton de Mage Blanche…..qu’elle avait laissé à La Forge. Se mordant la lèvre de dépit, elle s’arrêta et se prépara, vérifiant que sa dague était facilement accessible.

─ Que voulez-vous ?

─ Le temps est écoulé, Y’oreen. Je vois que tu ne l’as pas quitté malgré mes mises en garde.

Y’oreen se figea en entendant cette voix. Elle reconnut la Raen bien avant qu’elle n’enlève sa capuche.

─ Kalten n’est pas celui que tu cherches. Je ne sais pas comment ni pourquoi mais tu te trompes.

─ C’est toi qui te trompes, répondit la Raen. Et je vais te le prouver.

Elle enleva la blouse cachant le compagnon de la Raen et Y’oreen fut surprise de voir un petit Cactuar. Elle reconnut la position d’attaque de la bête et incanta immédiatement un Bouclier. Elle était à la fois déçue et étonnée. Etonnée de se rappeler ses sorts de Mage Blanche aussi facilement et déçue de constater que, sans son bâton, il lui fallait plus de temps pour lancer un sort. Ce dont profita le Cactuar. Il ne lança qu’une seule attaque. Les épines volèrent en direction de la Miqo’te et elle en sentit plusieurs traverser ses vêtements et pénétrer sa chair avant que le Bouclier n’agisse. Le tranquillisant fit rapidement son effet et elle tomba. La dernière chose qu’elle vit fut la Raen s’approcher d’elle.

─ Je te protégerai malgré toi, Y’oreen.

Ce fut les dernières paroles qu’elle entendit avant de sombrer.

Hautes terres du Coerthas occidental

Kalten s’essuya le front. La matinée s’achevait sous un beau soleil. Il avait voulu profiter de cette belle journée, si rare dans cette région plus habituée aux blizzards et aux chutes de neige, pour refaire son stock de matière première. Il avait des commandes à honorer et les matériaux bruts commençaient à manquer. La neige reflétait la lumière et il fallait se protéger les yeux de la réverbération. De la buée apparaissait à chacune de ses respirations mais il faisait suffisamment doux pour ressentir une chaleur agréable sur la peau. Kalten regarda la petite pile de pierre et minéraux bruts qu’il avait extraite. Il lui en fallait encore au moins le double pour estimer rentrer avec une quantité suffisante. Il s’accorda une petite pause et alla prendre une gourde d’eau sur la selle de son chocobo. Celui-ci attendait tranquillement à quelques mètres, habitué aux allers-retours du mineur. L’eau, très fraiche, procura une petite sensation de brûlure dans la gorge du Hyurgoth mais le désaltéra.

Kalten avait profité de l’absence de Y’oreen pour venir prospecter. Elle était partie temporairement à La Brouillasse, recharger en médicaments et en onguents une officine. D’habitude, il l’accompagnait. Plus pour être à ses côtés que pour une quelconque protection. Y’oreen savait se défendre au besoin. Et Ishgard commençant une mutation profonde, La Brouillasse était devenu beaucoup plus sûr.

Kalten retourna à son ouvrage. Le filon qu’il avait découvert était prometteur. Il voulait finir ce filon puis rentrer à La Forge. Il lui faudra ensuite commencer à travailler sur ses commandes. Il vérifia que sa pioche était en bon état et attaqua la roche. Le bruit se répercutait de façon régulière et synchrone. Garder un rythme était important pour maximiser l’efficacité de la récolte en se fatiguant un minimum.

Un avertissement retentit dans sa tête. Azure, qui voletait non loin, grondait en voyant une silhouette s’approcher du Hyurgoth. Kalten rassura mentalement sa wyverne en constatant qu’il s’agissait d’un mog postier. En souriant, il posa sa pioche et attendit. Le petit mog arriva, quelque peu frigorifié. Il lui tendit une lettre accrochée à un petit paquet en tremblant de froid et repartit aussitôt vers le Nid de Faucon, là où il trouverait un bon feu pour se réchauffer. Kalten ouvrit d’abord la lettre et il jura. Il ouvrit rapidement le paquet et y trouva une mèche de cheveux couleur feux et une bague. Il les rangea et reprit la lettre.

Je détiens Y’oreen. Tu trouveras des preuves de ce que j’écris dans le paquet attaché à cette lettre. Je ne lui veux aucun mal. Je veux juste lui montrer le monstre que tu es. Viens demain à l’heure du zénith là où tout a commencé. Là où tout va finir. Inutile de te dire de venir seul. Débrouilles toi pour te débarrasser de tes chaperons.

Kalten frappa la roche de ses poings. Encore et encore. Il était fou de rage. D’une rage qu’il ne pensait plus connaitre. Il respira longuement, pensant à Y’oreen, et se calma. Ayant reprise ses esprits, il cala sa pioche sur la selle de son chocobo. Dans sa tête, une voix résonna.

« Kalten… »

─ Cette histoire a assez durée, lui répondit-il. Il est temps de tourner définitivement cette page de ma vie.

Azure se posa sur le chocobo, prenant soin de ne pas le griffer. Celui-ci tourna sa tête vers la wyverne, habitué à elle. Azure regarda Kalten, penchant la tête sur le côté.

─ Oui Azure, tu viens avec moi. Mais cachée.

Kalten souriait férocement.
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